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Vendredi 9 octobre 2009

BHL soutient fort Ségolène Royal

Bernard-Henri Lévy a participé lundi soir à l'université populaire de désirs d'avenir. L'occasion pour le philosophe d'afficher à nouveau son soutien à Ségolène Royal.

Ségolène Royal était lundi soir avec Bernard-Henri Lévy. La présidente de Poitou-Charentes organisait à Paris son université populaire sur Barack Obama. Le philosophe a ainsi fait un long exposé sur le président américain qu'il a rencontré en 2004. Mais il a surtout apporté un soutien appuyé à l'ancienne candidate à l'Elysée.

La présidente socialiste de la région Poitou-Charentes Ségolène Royal et le philosophe et écrivain Bernard-Henri Levy arrivent à une université populaire participative, où ils vont donner une conférence portant sur le thème 'Bilans et perspectives de Barack Obama', le 03 octobre 2009 à Paris.

C'est la politique qui a commencé l'assaut d'amabilités à l'égard de son invité. "BHL est de ceux qui depuis la campagne, alors que quelques autres prennent discrètement leurs distances ont choisi d'être fidèles", a-t-il salué en étouffant un rire au moment de brocarder en creux Peillon, Filippetti. "On ne peut s'empêcher, dans les moments où c'est plus difficile, de compter les vrais amis", a-t-elle encore souligné pour mieux remercier Bernard-Henri Lévy et Pierre Bergé, présent dans la salle, de leur fidélité.

Le philosophe a ensuite rendu l'appareille, par un hommage appuyé à la socialiste. BHL avait annoncé cet été la mort du PS. Il a une nouvelle fois appelé la gauche à un dépassement des "appareils qui la corsettent", pensant Ségolène Royal capable de l'accomplir. "Cet entêtement, cette certitude, y compris de vaincre, ce cran politique, ce caractère sont une des choses (…) qui m'ont impressionné dans les dernières décennies", a-t-il lancé à la tribune.

Le philosophe et la politique qui veulent dépasser le parti ont affiché leur unité. BHL a dit ses espoirs de voir encore Ségolène Royal porter les couleurs de la gauche à la prochaine élection présidentielle. La présidente Poitou-Charentes est revigorée. Elle n'est plus si seule.

Arnaud Fage – Source : le JDD

Afghanistan : Barack Obama au pied du mur

La polémique sur les fraudes électorales complique le débat sur l'engagement américain dans la région.

Alors que Barack Obama hésite encore sur la stratégie américaine à mener en Afghanistan, l'ex-numéro deux de la mission onusienne, Peter Galbraith, multiplie les accusations sur le rôle de l'ONU dans les fraudes électorales de la présidentielle du 20 août dernier. En mettant en lumière le manque de légitimité de Hamid Karzaï, vainqueur d'après les résultats préliminaires, ces accusations dépassent le cadre des Nations unies et s'inscrivent au cœur du débat américain sur l'envoi de renforts militaires en Afghanistan.

Depuis l'élection, l'Administration américaine s'interroge sur la nécessité de s'engager encore plus dans un pays où la population ne soutient pas pleinement son président, face à une opinion américaine par ailleurs réticente. Barack Obama devait recevoir mardi les responsables du Congrès pour discuter de la nouvelle stratégie. Le général Petraeus devait aussi s'exprimer sur le sujet en fin de journée.

 

Retour au pays pour les Marines de la Company Fox postée dans la province de Farah. Tandis que l'opinion publique est de plus en plus dubitative, l'Administration américaine s'interroge sur la nécessité d'engager plus de troupes sur le théâtre afghan.

Peter Galbraith avait été limogé le mercredi 30 septembre par le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki Moon, officiellement pour un différend personnel avec son ancien chef, Kai Eide, à la mission en Afghanistan (Unama). La raison était en réalité un conflit de plus en plus ouvert entre les deux hommes sur la tenue de l'élection afghane.

Dès le lendemain de sa mise à l'écart, le diplomate américain a lancé une série de salves accablantes pour son ancien supérieur, coupable selon lui d'avoir fermé les yeux sur l'ampleur des fraudes et de favoriser Hamid Karzaï. Ces fraudes estimées à un quart des votes par les observateurs européens ont plongé le pays dans une grave crise politique.

Dans une tribune dans le Washington Post dimanche, Peter Galbraith les évalue quant à lui à 30 %. Lundi, il a réitéré ses attaques sur la chaîne américaine ABC, accusant l'ONU de ne pas « prendre ses responsabilités ». Les Nations unies ont financé et se sont engagées à aider l'Afghanistan à organiser des élections «libres, justes et transparentes».

Mardi, il poursuivait sur la BBC, décrivant Kai Eide comme l'homme de Karzaï aux Nations unies, accusant de nouveau l'ONU de partialité dans l'élection. Kai Eide, soutenu par Ban Ki Moon, a rétorqué que son ancien collègue agissait par esprit de vengeance. À New York, un porte-parole du secrétaire général a réfuté les accusations de l'ancien haut diplomate.

Pour Peter Galbraith, qui n'est pas le seul de cet avis en Occident, les fraudes remettent pourtant sérieusement en cause les résultats préliminaires de l'élection plaçant Hamid Karzaï en tête avec 54,6 % des votes contre 27,8 % pour son rival Abdullah Abdullah.

Si Hamid Karzaï était en réalité sous la barre des 50 %, il serait contraint à un second tour. Les autorités afghanes ont lancé lundi l'examen de quelque 3 500 urnes suspectes, dont 10 % des bulletins de vote devaient être examinés. Le résultat de l'enquête devrait être connu avant la fin de la semaine.

Arnaud Fage – Source : le Figaro

De nouveaux carnets secrets pourraient faire scandale

Le journal Bakchich Hebdo publie des extraits troublants des cahiers de Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur financier de la DCN. Y sont cités pêle-mêle : Sarkozy, Pasqua, Guigou, Balladur…

De nouveaux carnets secrets pourraient faire l'objet d'un scandale politico-financier. Le journal Bakchich Hebdo daté du 7 octobre révèle le contenu des cahiers de Gérard-Philippe Menayas, ancien directeur financier de la direction des Constructions navales internationales (DCNI). La DCNI est bien connue pour avoir fabriqué les frégates de Taïwan. Les carnets sont placés sous scellés au pôle financier.

Et que disent ces fameux cahiers ? Ils évoquent des noms de personnalités politiques, de gauche comme de droite. D'Edouard Balladur à Elisabeth Guigou en passant par…


Nicolas Sarkozy et Charles Pasqua. Ceux-ci auraient perçu des commissions pour l'exécution des grands contrats de la DCN internationale et notamment au moment de la vente de frégates à Taïwan et de sous-marins au Pakistan.

Et par qui passaient, selon l'hebdomadaire, ces commissions ? Les deux "officines luxembourgeoises" – Eurolux et Heine – chargées de distribuer les fonds, auraient transité, pour plus de confidentialité, via… Clearstream. Ces allégations ne sont pour autant "pas vérifiées", temporise Bakchich citant la direction centrale de la police judiciaire.

Restent que ces carnets que l'hebdomadaire a pu consulter embarrassent en haut, voire en très haut lieu. Ainsi, Jean-Yves Le Drian, député PS et maire de Lorient à l'époque, est mentionné par Gérard-Philippe Menayas. Mais, surtout, les initiales "NS", pour Nicolas Sarkozy, apparaissent un certain nombre de fois. Et il semblerait que le dossier rende l'Elysée chafouin.

Selon les cahiers cités par Bakchich, "Nicolas Sarkozy (alors ministre de l'Intérieur) aurait envoyé deux émissaires rencontrer (…) l'homme clé des commissions des constructions navales". Ce sont ces confessions, à savoir celles de Jean-Marie Boivin, alias Bacchus, rapportées par Gérard-Philippe Menayas, qui troubleraient le plus la présidence.

D'un point de vue judiciaire, l'instruction est aujourd'hui menée par les juges Françoise Desset et Jean-Christophe Hullin du pôle financier. L'enquête a déjà abouti à plusieurs perquisitions chez des patrons des constructions navales. En revanche, celles menées chez Eurolux et Heine ont fait chou blanc face au niet des autorités luxembourgeoises, affirme Bakchich.

Mais, quelques lignes du cahier de Gérard-Philippe Menayas à propos du patron du parquet de Paris Jean-Claude Marin, sèment le trouble quant à l'avenir de l'information judiciaire : "JC Marin, petit frère, pilote l'instruction, dont il a sérieusement réduit le périmètre". Bref, les éléments embarrassants vont-ils finir aux oubliettes ?

Arnaud Fage – Source : le nouvel obs

Par Arnaud Fage - Publié dans : Ségolène Royal présidente en 2012
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