Ségolène Royal commence à sortir l'artillerie
La candidate à sa propre succession attend avec impatience de croiser le fer avec son adversaire. Elle se dit
optimiste mais vigilante.
Ségolène Royal occupe le terrain depuis quelques semaines en multipliant les rencontres avec les habitants du Poitou.
Elle dit ne pas être en campagne mais cela y ressemble beaucoup : « Nous travaillerons jusqu'au bout »,
promet-elle.
Et d'annoncer le lancement de la voiture électrique, la « SimplyCity », le 13 novembre à Chauvigny et sa
sortie au Salon des maires, la première réunion publique le 15 novembre à La Crèche, commune proche de Niort, la présentation du bilan du Marais poitevin et le 1,6 million d'arbres plantés
durant ses six années de mandat, le pôle Eco industrie et sa politique de développement économique qui s'appuie sur la création des PME – « si la filière du bâtiment résiste bien, c'est
grâce à cela, dit-elle ».
Bref, la candidate sort l'artillerie pour montrer les résultats de son bilan.
L'augmentation de la fréquentation des TER s'inscrit dans cette politique régionale – « plus de 50 % de voyageurs
», avance-t-elle –, qu'elle compte valoriser. Pour mieux contrer son adversaire… le parti des Verts. Car la liste autonome du mouvement écologique risque d'entacher le résultat du premier
tour.
Et la candidate ne l'a pas digéré mais n'a pas rendu les armes : « J'espère bien avoir quelques Verts, tout ne
semble pas fermé. » Ségolène Royal, qui n'acceptera pas « les injonctions partisanes » veut créer l'union au premier tour en tendant la main « aux personnalités centristes
» mais jure qu'elle ne « négociera pas avec les appareils » pour mieux « dépasser les clivages politiques ».
Les élus régionaux sortants du Parti communiste français, qu'elle a reçus hier matin, pourraient comme en 2004 faire
liste commune avec elle. Quand on lui pose la question, « il faut leur demander », glisse-t-elle perfidement.
La candidate prépare minutieusement le terrain en plaçant des responsables d'équipe dans chaque canton pour faire remonter les informations. Quant à la droite, Ségolène Royal note qu'ils ont « changé de discours : ils sont partis sur une ligne offensive, a-t-elle noté, c'est contre productif ».
Arnaud Fage – Source : la nouvelle république
Cher(e)s ami(e)s,
J’ai le plaisir de vous annoncer que les Universités Populaires et Participatives (UPP) sont désormais lancées sur tout le territoire.
Alors, à vos agendas !
Dès le 7 novembre, je vous invite à participer à l'UPP organisée par le comité Désirs d'Avenir Alsace pour échanger sur le thème de l'entreprise et des Sociétés Coopératives de Production (SCOP) en présence de Jean-Louis Bianco. Vous trouverez toutes les informations sur ce rendez-vous sur leur blog dont je salue ici la grande qualité.
Le 10 novembre, à 19h, Jean Louis Bianco et Jean Patrick Gille participeront à une nouvelle UPP organisée par le comité de Tours pour débattre d'un nouveau modèle de développement démocratique, écologique, économique et social.
Deux belles initiatives participatives au cœur des préoccupations qui touchent toutes les populations.
Nous nous devons donc nous attacher à décupler nos forces pour rencontrer nos concitoyens et débattre avec eux lors des UPP. Je sais compter sur votre présence pour faire vivre le débat et proposer l'alternative de demain. Faisons en sorte, ensemble, que nos UPP deviennent des lieux privilégiés d’écoute, de rencontres et d’échanges dans nos régions, nos départements, nos villes…nos villages !
Je crois plus que jamais à la nécessité de partager les savoirs pour réfléchir ensemble à la construction d'un nouveau projet politique à la fois pragmatique, lucide et radical.
A l’avenir j'envisage de libérer mon agenda pour participer à ces évènements décentralisés.
Je tiens à remercier tous les membres du conseil d’animation politique de « Désirs d’avenir » pour la fidélité et la générosité dont ils font preuve en s’engageant pleinement dans le lancement des UPP dans les territoires.
Et puis, comment ne pas vous remercier, vous, adhérents et animateurs qui vous impliquez dans cette dynamique nouvelle que nous impulsons à nos « désirs d’avenir ». L'équipe de coordination me fait part de toutes vos réunions préparatoires.
Je ressens ainsi la générosité de votre engagement, la force de vos convictions et me nourri chaque jour de l’espérance que vous incarnez pour une France plus juste et fraternelle.
Amitiés fidèles,
Ségolène Royal
Où en serait la France, si Nicolas Sarkozy avait perdu?
Nicolas Sarkozy est à mi-mandat: il a achevé cette semaine la première moitié de sa présidence (s'il ne se
représente pas ni n'est réélu en 2012).
Où en serions-nous aujourd'hui, si le 6 mai 2007, c'était le visage de Ségolène Royal qui s'était affiché sur nos écrans? Où en serions-nous sur le plan «identitaire», économique, social, international... sportif? Aurions-nous plus de néologismes et moins de copiés-collés? Les chroniqueurs de Slate ont reconstitué le passé pour revisiter le présent.
Imaginer Ségolène Royale agir sur la spirale économique dans laquelle la mondialisation et autre globalisation nous ont engouffrés relève du fantasme pur. La crise économique, avec ou sans Ségolène, tout comme, avec ou sans Nicolas, fait ses ravages sans se soucier de la couleur politique de la présidence de la République française.
Mais, bon, imaginons Ségolène au pouvoir depuis trois ans.
Au niveau de la «redistribution», il n’y aurait certes pas eu ce bouclier fiscal qui a transformé la France en un
paradis fiscal pour personnes fortunées.
Contrairement à Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal avait prévu toute une série de nouvelles aides avec en particulier une hausse du SMIC à 1500 euros (contre 1337,73 euros aujourd’hui), une augmentation des petites retraites, une limitation du coût du logement pour les ménages modestes, sans oublier le «pacte présidentiel du travail pour tous» qui prévoyait qu'aucun jeune ne puisse rester au chômage au delà de 6 mois sans qu'on lui propose une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunéré. Cela devait se traduire notamment par l'ouverture de 500.000 emplois tremplins.
Construit avec un scénario de croissance à 2,5% par an, ce généreux programme se finançait apparemment seul, en tout cas sans augmentation de l’impôt.
Les chiffres aujourd’hui on les connaît: avec le marasme financier qui a fait basculer l’économie mondiale, la
croissance en France a sombré dans le rouge depuis le début de cette année, on devrait à peine pouvoir sortir la tête de l’eau d’ici la fin de l’année prochaine.
Le tout avec un taux de chômage qui atteint désormais les 10%.
On n’ose imaginer le prix des mesures de Ségolène Royal sur les finances publiques si elles avaient été appliquées
dès l’été 2007 au moment même où l’ensemble de l’activité mondiale vacillait….
Car on le sait maintenant, les aides à l’emploi n’ont jamais créé le moindre point de croissance supplémentaire, elles ont davantage creusé nos déficits.
Cela dit, les baisses d’impôts et charges sur les entreprises n’ont pas créé non plus la dynamique attendue sur
l’activité économique du pays, comme l’avait annoncé notre Président.
Ainsi au niveau économique, sans aucun doute, Ségolène Royal est comme les autres. On se rappelle de François Mitterrand avouant sans gène son manque d’intérêt pour l’économie, et Nicolas Sarkozy, à son arrivée à Bercy, réclamant d’urgence des fiches techniques sur les rudiments économiques.
Arnaud Fage – Source : Slates