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Samedi 31 octobre 2009

Ségolène Royal s'attaque au stress au travail

Elle animait ce mercredi soir une «Université populaire et participative» sur le mal-être dans les entreprises...

Dès son arrivée, à la mairie du 4e arrondissement de Paris, Ségolène Royal est assaillie par une nuée de journalistes.

Elle est aussitôt interrogée sur le débat sur l'identité nationale.

Il s'agit pour elle d'une «opération de diversion et une opération de conquête d'un certain électorat avant les élections régionales» de mars, mais ce débat «fondamental» doit avoir lieu, ajoute-elle avant d'entrer dans la mairie.


Elle anime, ce mercredi soir, une «Université populaire et participative» sur le travail.

L'occasion, selon elle, de sonder les raisons profondes du mal-être et de la souffrance que les travailleurs vivent aujourd'hui au quotidien. La présidente du Poitou-Charente réclame la mise en place de bonus-malus dans les entreprises.

La salle, au premier étage de la mairie, est pleine à craquer. Les gens peinent à trouver un siège. Ségolène Royal entre, suivie par les caméras.

La salle se lève. Véritable ovation pour la présidente de la région Poitou-Charentes. «Je viens de Bourges, mais je suis en vacances à Paris, alors je suis venue l'écouter», confie Amélie, 32 ans, «Pour moi, il est logique qu'elle s'exprime sur ce sujet», ajoute-t-elle.
 
Souriante, dans un tailleur gris, l'ex-candidate à la présidence française prend place derrière le pupitre. A ses côtés, des chefs d'entreprises, des syndicalistes, des chercheurs, mais aussi des écrivains et journalistes, spécialistes du mal-être dans les entreprises.
 
«C'est un thème d'actualité qui nous concerne tous», confie un des sympathisants, faisant référence aux récents suicides chez France Telecom.

«Je suis venu écouter Ségolène Royal bien sûr, mais aussi les spécialistes qui sont venus débattre sur le sujet», ajoute-t-il. Le calme se fait dans la salle. Les débats qui doivent durer jusqu'à tard dans la soirée, commencent par la projection d'un extrait du film « J'ai très mal au travail », de Jean-Michel Carré.

Arnaud Fage – Source : 20 minutes

Ségolène Royal : "Chirac mérite d’être tranquille"

L’ex-présidentiable socialiste a toutefois affirmé que la justice devait être "la même pour tous", vendredi sur Europe 1.

Un ancien président de la République sur le banc des prévenus ? "Ce n’est pas bon pour l’image de la France", a réagi vendredi Ségolène Royal sur Europe 1. Jacques Chirac saura vendredi s'il est renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris pour son rôle dans l'affaire des chargés de mission de la ville de Paris.


"Ce sont des affaires très anciennes. Jacques Chirac sans doute a beaucoup de choses à se reprocher si la justice le poursuit. Mais en même temps, il a aussi donné beaucoup au pays.


Aujourd’hui, c’est un homme qui mérite d’être tranquille. Et en même temps, il faut que la justice soit la même pour tous", a argumenté l’ex-candidate socialiste à la présidentielle.

 


Autre homme d’Etat devant la justice : Dominique de Villepin dans l’affaire Clearstream. Ségolène Royal a salué vendredi son "courage et son audace" dans son rôle d'opposant au sein de la majorité et a loué "un grand ministre des Affaires étrangères".

Réécoutez l'intégralité de l'interview de Ségolène Royal au micro de Michel Grossiord :

http://www.europe1.fr/Info/Actualite-France/Politique/Segolene-Royal-Chirac-merite-d-etre-tranquille/(gid)/251512

 

Ségolène Royal a aussi revendiqué son rapprochement avec François Bayrou.

"Oui", une rencontre entre les deux ex-candidats à la présidentielle a bien eu lieu, comme le président du MoDem l’avait déjà confié jeudi. Un dialogue est "absolument indispensable", a-t-elle argumenté.

"J’ai toujours dit que l’alternance contre la droite ne pouvait se faire qu’avec une alliance de tous les républicains, de tous les démocrates qui pensent que le pays doit être gouverné autrement", a expliqué la présidente de Poitou-Charentes.

L’ex-candidate au poste de première secrétaire du Parti socialiste a été plus tranchante avec l’actuelle direction du PS. Dans un sourire, Ségolène Royal a affirmé : "il ne faut pas personnaliser ce qui marche et ce qui ne marche pas. Mais ce qui est clair, c’est que la direction actuelle, qui a voulu [ce poste] par tous les moyens - c’est un euphémisme - doit absolument empoigner la question de la rénovation, des alliances, du projet".

Parlant d’"affaiblissement des socialistes", Ségolène Royal a assuré : "Je ne cultive pas une différence, je suis en phase avec moi-même".

Arnaud Fage – Source : Europe 1

Régionales : l'UMP recule, le Front National progresse

Dans notre baromètre OpinionWay-Fiducial, le PS creuse l'écart avec les écologistes.

Le Front national réalise la plus forte progression dans l'enquête OpinionWay-Fiducial pour Le Figaro-LCI sur les intentions de vote aux régionales que nous publions vendredi.

Avec un score de 9 %, soit 3 points de mieux qu'en septembre, le parti de Jean-Marie Le Pen apparaît comme le principal bénéficiaire des «affaires» qui ont alimenté le débat politique ces dernières semaines.

Les responsables de la majorité n'en seront pas surpris : ils savent que c'est dans l'électorat populaire que cette séquence, qui a commencé avec les protestations de Frédéric Mitterrand contre l'arrestation du cinéaste Roman Polan­ski et s'est poursuivie par le feuilleton de la candidature de Jean Sarkozy à la tête de l'Epad, a causé le plus de ravages.


 

Toutes les composantes de la majorité sont sanctionnées, puisque l'UMP perd deux points à 30 % et que le Nouveau Centre recule d'un point, de 4 % à 3 %. Autre forme d'expression de ce mécontentement : 28 % des per sonnes interrogées, soit 3 % de plus que le mois dernier, n'expriment pas d'intentions de vote.

Et ce ne sont pas les électeurs du PS qui se démobilisent, puisque le parti dirigé par Martine Aubry progresse de 2 points dans notre sondage. Du coup, il creuse l'écart avec les Verts et Europe Écologie, qui passent de 16 % à 15 % des intentions de vote.

En juin, le PS et les écologistes étaient presque au coude-à-coude, les premiers étant crédités de 16,48 % des suffrages et les seconds de 16,18 %.

Le recul des écologistes est une bonne nouvelle pour les socialistes, qui craignent d'être dépassés au premier tour dans des régions comme l'Ile-de-France et Rhône-Alpes.

Mais c'est un motif d'inquiétude supplémentaire pour la majorité, qui comptait sur les divisions à gauche pour compenser au deuxième tour le handicap constitué par l'absence de réserve de voix à droite.

Le rapport gauche-droite s'établit à 42 % contre 33 %, alors qu'il était de 43 % contre 36 % le mois dernier. Les Verts ne sont pas les seuls à perdre des points. Le Front de gauche, qui rassemble le PCF et le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, tombe de 8 % à 6 % des intentions de vote. Le MoDem passe, lui, de 7 % à 6 % des intentions de vote.

Ce tableau d'ensemble résume les tendances qui se sont dégagées au cours des dernières partielles.

La plupart ont été remportées par la droite, mais de justesse, à cause de sa difficulté grandissante à mobiliser son électorat. La progression du FN multiplie le risque de triangulaires au second tour dans des régions stratégiques comme Provence-Alpes-Côte d'Azur.

En Alsace, où l'extrême droite est traditionnellement forte, une poussée du Front national pourrait menacer l'UMP, bien qu'elle soit sortante. Le même phénomène est susceptible de lui barrer la route de la victoire en Champagne-Ardenne, l'une des régions qu'elle estime être en mesure de reconquérir.

La progression frontiste est également perceptible en Rhône-Alpes, où l'union entre l'UMP et les centristes ne suffit déjà pas à menacer la suprématie du président sortant Jean-Jack Queyranne.

Le Nouveau Centre, tenté de se distinguer de l'UMP au premier tour pour s'adresser à l'électorat traditionnel de l'UDF qui s'est détourné du MoDem, va sans doute être refroidi dans ses ardeurs par son score. À 3 % au premier tour, ses listes ne pourraient pas fusionner avec celles de l'UMP au second.

Une dernière donnée confirme l'impact des affaires : 47 % des personnes interrogées, soit 5 % de plus qu'en septembre, disent qu'elles se détermineront en fonction d'enjeux nationaux, contre 52 % qui affirment toujours privilégier dans leur vote les enjeux spécifiques à leur région.

La majorité l'a d'ailleurs compris, puisque c'est sur le terrain de l'identité nationale, un thème qui transcende les préoccupations locales, qu'elle a choisi de lancer sa contre-offensive.

LIRE AUSSI :

» DOCUMENT - Le sondage en intégralité

» Paca : Vauzelle fait la course en tête et devance Mariani

Arnaud Fage – Source : le Figaro

Par Arnaud Fage - Publié dans : Ségolène Royal présidente en 2012
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